notes

Jesus Christ

11 novembre 2016
Tout saute aux yeux, c’est tellement clair, pictural, hyper réaliste,
comme si j’étais sous drogue
— sauf qu’en fait je suis complètement lucide.

5 septembre 2016
I fall in love / I folle in love

1 septembre 2016
Like a vase filled with devotion,
I pour this love into you, then you into me,
then I into you, until the end.

12 avril 2016
Tu connais l’amour passionnel, toi ?
— Non, parce que ça ne m’intéresse pas.

10 janvier 2016
Avec ton éternel sourire accroché à l’envers.

7 novembre 2015
Commencer un chapitre.
L’appeler « 2016 ».
Se sentir précipitée.

24 septembre 2015
Etre artiste, c’est trouver une idée du tonnerre pendant la nuit,
puis insipide, voire inutile, déjà le lendemain.

23 août 2015
Habitude de l’autre, habitude de la distance…
Je préfère me sentir inhabituée près de toi
puis inhabituée quand tu n’es plus là.

10 juin 2015
Je voulais faire partie de la cour des grands. J’ai choisi le mauvais camp.

27 mai 2015
Si la mort est vraiment ce que j’ai vécu, aussi délicieuse et délivrante,
alors ça vaut bien la peine de vivre pour un jour mourir.

20 mai 2015
Où as-tu trouvé la couleur de tes yeux ?

9 mai 2015
« Je ne voudrais pas vivre dans un monde vidé de tout sentiment religieux. Je ne songe pas à la foi mais à cette vibration intérieure, qui, indépendante de quelque croyance que ce soit, vous projette en Dieu, et quelquefois au-dessus. » — Cioran

8 mai 2015
« Au matin j’avais le regard si perdu et la contenance si morte, que ceux que j’ai rencontrés ne m’ont peut-être pas vu. » — Rimbaud

1er mai 2015
— extrait
Au petit matin, les femmes pétrissent la pâte à répétition. Ça sent la levure, la farine et le café torréfié. Elles disposent sur le plan de travail puis laissent reposer. Quand le feu du tajine en fonte est assez chaud, on envoie les boules qui forment soudain des multitudes de petites bulles d’air. La pâte se soulève, comme un ventre qui respire, avant de se perforer et dégonfler pour s’aplatir en crêpe. Quand elles deviennent craquantes à frémir sur l’huile, on les sort vite du poêle et on les recouvre de papier absorbant. Puis je m’installe, toujours au même coin de table, j’étale de la confiture de figues sur une crêpe avant de la tremper dans un bol de lait. Le goût de ces sucreries m’enivre encore aujourd’hui.

10 avril 2015
Quand je fume, je pense à toi.
Si je fume, c’est pour t’oublier.

24 février 2015
L’écriture et la lecture ne jouissent pas d’un amour réciproque :
en effet, il faut lire pour écrire ;
mais il ne faut pas nécessairement écrire pour lire.

20 février 2015
Tu débarques sur ton incroyable vélo argenté qui brille dans la nuit.
Quand tu dégrafes tes gants puis ouvre la fermeture Eclair de ton blouson,
je lance avec taquin « T’étouffes pas, habillé comme ça ? »,
parce qu’en réalité je ne sais plus vraiment comment t’aborder.

17 janvier 2015
Attendre toute une journée pour le voir, et finalement regretter sa venue le soir.

3 janvier 2015
Mise à jour / Mise à nuit

1 janvier 2015
Du fric et du sexe à flot…

26 décembre 2014
Tu es le petit rien et le grand tout de ma vie.

11 décembre 2014
A cet âge, on est tous chargés de ces mêmes ambitions : on veut la réussir notre vie. Vaillants, indomptables, on est ceux qui feront demain. Puis on boit jusqu’à l’évasion, on danse égarés. C’est intense, beau et radieux : chacun brille à l’intérieur. Un des invités s’avance, se présente et me demande « Qui connais-tu ici ? », avec son regard bleu qui me transperce. Grand et mince, ses manières sont remplies de charmes. On papote contre un mur, un peu à l’écart, puis je finis par l’accompagner dans une chambre, à l’abri des autres. On veut s’isoler pour mieux se comprendre.

20 octobre 2014
Tu es comme un vent sur ma nuque, mais pas n’importe quel vent.

2 octobre 2014
A descendre la ville, le froid sans hiver, sur nos jambes en aiguille.

30 septembre 2014
— Poème
Je lève la tête.
Une feuille encore jeune et verte
se détache d’un arbre,
tombe, tombe sur nos visages.
Tu l’attrapes de ta main noire,
me la tend et sourit.
Je la pose, fraîche
contre mon sein battant.
Tes belles dents se dévoilent.
Alors j’exhausse de t’appartenir,
en gobant la tige, les nervures de sève,
et enfin le limbe dans son entier.

25 septembre 2014
Finir un dimanche sans lundi derrière.

19 septembre 2014
« — Tu me passes le sel ?
— Si tu chantes, je te passe le sel.
— Si tu crie, je chante et tu me passes le sel.
— Si tu sautes, je crie, tu chantes et je te passe le sel… »

4 septembre 2014
Il m’a ouvert son cœur comme on demande une main, très gracieusement.

28 août 2014
Comme si tout était de noir et de blanc, et puis, tu as débarqué en couleur.

26 août 2014
— Poème
La possible perte en seulement six jours. Comment faisons-nous aujourd’hui pour se détacher si vite ? Vos mots étaient pourtant à la hauteur de mes espérances et votre haleine me convenait exactement. J’aurais pu vous embrasser jusqu’à la prochaine lune mais vous avez préféré me la couper. Coupez donc toute ma bonne humeur, mais aussi ma fougue passionnée ! Coupez donc ces sentiments qui, au reste, ne me viennent qu’une fois l’an. J’attendrai de rencontrer au printemps prochain celui qui de nouveau touchera mon cœur et mettra pour de bon une croix d’argent sur votre visage amateur.

27 juillet 2014
Ce n’est pas le deuxième sexe de Simone de Beauvoir,
mais le deuxième cerveau.

20 mai 2014
On ne vit que deux fois.

17 juillet 2013
Écrivez quatre romans puis jetez-les. Le cinquième sera le bon.

21 juin 2013
L’amour qui nait subitement est le plus long à guérir.

22 mai 2013
On me traite de bourgeoise, mais sais-tu donc ce qu’est une bourgeoise ?
Une femme dont le fric ne fait pas taire les larmes.

20 mai 2013
Là, ce n’était plus une foulure, mais bel et bien une fracture.

10 avril 2013
— Poème
J’aurais pris la parole pour donner ta fête, me faire voir vulgaire, et retrouver ma couche presque déshéritée. J’ai simplement tendue l’oreille vers toi. Et toi, les yeux sur ma poitrine, tu négliges coupable que mes pincements de cœur sont une demande fortuite. Il fallait me prendre par la main. Les yeux sur ma poitrine, de la lumière qui s’évapore, doucement tu fais un geste vers une autre, une autre dulcinée. Tendre voisine qui a le cheveu roux la gorge fine pour qui tu t’es incliné. Je suis restée froide pour ne pas te froisser. Il fallait me prendre par la main. Elle rit criarde, l’épaule relevée. Tu jettes un regard vers ceux qui s’amusent, tu ne veux pas me voir. Je suis bien loin de toi, toi près d’elle, tu as mis tes yeux opales dans ses cils de gitanes. Les autres nous regardent. Ignorons les embarras maussades que tu charries sur ton dos misérable. Et vois si ses joues respecteront ta main, vois si son sein nourrira tes reins. Que la jalousie raille mon plancher, demain ou naguère elle aura le tien.

13 mai 2013
— Testament littéraire d’Hemingway
« Soyez amoureux. Crevez-vous à écrire. Fréquentez les écrivains du “bâtiment”. Ne perdez pas votre temps. Ecoutez la musique. Regardez la peinture. Lisez sans cesse. Ne cherchez pas à vous expliquer. Ecoutez votre bon plaisir. Taisez-vous. »

1 février 2013
C’est qu’il n’avait d’yeux que pour elle et Dieu n’avait de lumière que pour leur amour.

4 décembre 2012
Vois-tu, tu peux désormais commencer à mesurer notre amitié et prendre conscience de la confiance qui la ficelle.

2 décembre 2012
Les sentiments soudains sont des voyages que l’on espère et qui un jour se réalisent, nous donnant alors tout autre perception de ce à quoi nous nous attendions. Et plonger dans ces sentiments soudains change inévitablement le cours de notre existence, comme une forte pluie qui s’établit sur la ville et qui annule de ce fait nos après-midis au dehors.

7 novembre 2012
« On n’aime plus personne dès qu’on aime. » M. Proust
« On n’aime plus personne dès qu’on aime Proust. » Deschodt-Sene

10 mai 2012
Quand l’amour s’envole sans raison, la raison a raison de s’envoler avec…

24 avril 2012
Il se voyait écrire des poèmes torrides de ses gambades sauvages : Aride, que c’était aride… Elle jouait de ses cheveux de bru En recouvrant ses épaules menues, Ou jouait sur des chemins invisibles Tracés par des vents imprévisibles. Aride, c’était aride…

21 avril 2012
Tu me sens là ? Le train de toi à moi.

20 mars 2012
Il fait doux courir les rues à la recherche de l’amour et des culs…

© Lolita Sene